> Chimiste

Le chimiste est chargé de préparer, maintenir et garantir la qualité constante des bains et process de développement des pellicules traitées par un laboratoire photochimique, quels que soient les délais entre les différentes opérations nécessaires pour obtenir le développement d’une pellicule. Il définit et ajuste les dosages des différents produits composant les bains dans lesquels sont plongées les pellicules, en tenant compte de leurs caractéristiques techniques, et s’assure de la constance et de la stabilité de chaque mélange par des analyses de prélèvements réguliers.
Il surveille la température des bains le remplissage des cuves. Il fait régulièrement l’analyse de prélèvements des différents bains.

Description du métier Haut

Le chimiste d’un laboratoire de photochimie (cinéma) travaille en général pour deux grandes parties d’un laboratoire, ayant des objectifs différents :

  • la partie « développement des négatifs issus de tournages »
  • la partie « tirage des copies d’exploitation »

Pour le premier secteur, le laboratoire peut faire le choix de travailler sur une base d’un cahier de charges techniques propre à l’entreprise (compositions de bains spécifiques, adaptées à différentes pellicules ou à des demandes clients). Ou bien elle peut décider de travailler à partir d’une nomenclature mondialement reconnue et diffusée (un cahier de charge technique mis au point par un fabricant de pellicules) qui définit la liste et les dosages des composantes de différents bains destinés au développement et au tirage de pellicules film exposées, que cela soient des films issus de tournages ou les tirages de copies.

Les chimistes et les préparateurs de bains des laboratoires photochimiques utilisent ces cahiers de charge (ou d’autres préparations proches dans leur composition chimique) pour préparer différents bains : pré-bain, révélateur, fixage, blanchiment, lavage entre chaque bain. Le chimiste est chargé de déterminer la composition de chaque bain en fonction de critères techniques tels que la sensibilité d’une pellicule, la composition chimique. L’ensemble des bobines d’une même production doit subir un traitement identique, pour un résultat final homogène, la composition de chaque bain doit être stable et constante pour toute la durée des opérations. Le chimiste effectue des contrôles  systématiques à fréquence régulière, qui garantissent la sécurité des conditions de traitement de la pellicule.
Les composantes des différents bains peuvent parfois également être dosées en fonction d’une exigence artistique spécifique d’un réalisateur et de son chef opérateur. Pour obtenir le résultat souhaité, le chimiste effectue un ensemble de tests sensitométriques qui lui donneront les indications chimiques nécessaires pour obtenir ce résultat. 
Pour une meilleure compréhension du métier, il convient de distinguer les opérations liées au développement de la pellicule (production) et les opérations liées à la copie en série d’un film, destiné à l’exploitation en salles de cinéma.

Les domaines de spécialisation ou spécificités Haut

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Les conditions de l'exercice du métier Haut

Dans les laboratoires, les machines chargées du développement et du tirage des pellicules fonctionnent pour certains 24 heures sur 24. La présence continue d’un chimiste est indispensable, par conséquent, le chimiste peut être amené à travailler de nuit.
Le chimiste manipule parfois des produits dangereux, corrosifs, toxiques, irritants. Dans ce cas, il doit travailler équipé de vêtements de protection individuelle (lunettes, masque, gants, chaussures, combinaison ou blouse).
Le chimiste exerce son métier dans deux types d’environnement différents : d’une part, un environnement de bureau lorsqu’il surveille et gère la composition des bains à l’aide d’un ordinateur (fonctionnement des bains, température, cuves), d’autre part un environnement de laboratoire lorsqu’il procède au dosage et à l’analyse des bains. Il peut être amené, en cas de dysfonctionnement, à effectuer des prélèvements directement dans les cuves (produits toxiques, environnement bruyant, consignes de sécurité importantes).

Ses relations professionnelles Haut

Dans l’exercice quotidien de son métier, le chimiste travaille en équipe avec des homologues, puisque les machines fonctionnent généralement 24 heures sur 24. Il travaille en collaboration avec les préparateurs de bains et les mécaniciens responsable des machines, le service maintenance, les électroniciens, électromécaniciens et les plasturgistes, a fortiori en cas de panne ou de dysfonctionnement des machines. Il est placé sous la hiérarchie du responsable chimie-sensitométrie et du responsable chimiste process.
En amont et pendant le tournage d’un film, le chimiste peut être en relation avec un chef opérateur.

Ses responsabilités Haut

Le chimiste est responsable du dosage des composantes d’un bain, et des effets que produisent les bains sur les pellicules. En particulier les films négatifs issus des tournages ont une valeur souvent importante, par conséquent, au moindre doute sur la composition, la constance, la température et la stabilité d’un bain, le chimiste devra interrompre le process de développement.

Fiches ROME correspondantes Haut

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Les formations liées au métier Haut

Le chimiste doit avoir a minima un bac professionnel de chimie (maîtrise des connaissances en lien avec la nomenclature des produits chimiques utilisés et leur interaction), voire un bac + 2, DUT chimiste ou bac + 1 (mention complémentaire au bac professionnel.

Evolution du métier Haut

L’expérience professionnelle du chimiste peut l’amener à occuper le poste de responsable chimie-sensitométrie ou responsable chimiste process.

En revanche, les laboratoires de photochimie (pellicules de photographie ; supports film pour le cinéma) connaissent l’impact de l’évolution et du déploiement des prises de vue par des procédés numériques. Déjà largement développées pour la prise de vue photographique, ces nouveaux outils commencent à concurrencer les prises de vue traditionnelles du cinéma (sur support film).
A terme, toute la filière risque de connaître un déclin industriel pour la partie « photochimie », remplacée en grande partie par des traitements et procédés numériques (traitements informatiques). Ne risque de persister qu’une activité de « sauvegarde du patrimoine » de films, et éventuellement une filière « archives ».